Fondements


En paraphrasant Jean-Jacques Rousseau qui affirmait que «L’enfant naît bon, c’est la société qui le corrompt», j’affirme à mon tour : L’enfant naît entreprenant. C’est la société – sa famille, l’école et son milieu – qui lui fait perdre progressivement cette disposition naturelle.»

 

Nous n’avons qu’à l’observer, et nous constatons que, tôt dans sa vie, il est très entreprenant, qu’il s’agisse de l’apprentissage de la marche, du langage ou de la découverte du monde qui l’entoure. Il est animé par cette énergie intérieure qui le pousse en avant, qui le met constamment en action dans mille et une initiatives qui lui permettront de prendre peu à peu sa place dans sa famille et dans son milieu immédiat, suscitant chez ceux et celles qui l’entourent surprise, fierté, émotion. Les adultes s’émerveillent alors devant ses progrès quotidiens.

 

Cet être entreprenant manifeste un goût presque insatiable pour la découverte et l’apprentissage : chaque jour, il va de l’avant, il découvre et apprend, animé par ce besoin d’entreprendre qui est inscrit dans sa nature et sans lequel il ne déploierait pas toute cette énergie. Avec tout ce qui l’attend, il aura grand besoin de cette force qui l’anime, car il entreprend sa vie dans un monde qui lui offre déjà de nombreux défis. (Claude Ruel, Une école pour le XXIe siècle, Montréal, Fides, 2015, page 76 ) 

Vidéo d'une jeune étudiante